Gervais Martel, où en est-on du mercato
lensois ?
Pour le moment, il y a eu peu de mouvements du
côté du RC Lens. Il faut dire qu’en France, à ce jour, les
clubs recherchent des gardiens de but et des entraîneurs. Or, de ce
côté, nous sommes sereins à Lens avec Vedran Runje et Jean-Guy
Wallemme. Ensuite, nous souhaitons avoir une politique claire au RC
Lens. Il y a actuellement une trentaine de joueurs sous contrat.
Cela veut dire qu’il n’y aura pas d’arrivées sans
départs. On ne va pas faire comme Nantes l’an dernier qui a
empilé les joueurs. Cela ne veut pas dire non plus que nous allons
dire à des éléments de chez nous de bouger. Mais au moins, on y
voit clair sur nos désirs. Ensuite, si nous avons réussi à monter
en Ligue 1, c’est qu’il y avait une certaine cohérence
dans l’équipe.
Où en est-on pour Fabrice Abriel ?
C’est un joueur intéressant qui pourrait
nous amener un plus. Il fait partie des éléments que nous avons
regardés. Mais il n’y a pas que lui non plus… Hier, il
était à Nancy mais cela ne veut pas dire qu’il ne viendra pas
chez nous. En attendant, je vous le répète, nous avons une
politique de recrutement fixée et nous nous y tiendrons. Pour le
reste, la fin du mercato est fixée à fin août. Jusque là, il peut
donc s’en passer des choses. A partir de là, il serait
malhonnête de donner des dates butoirs pour un effectif définitif.
Comme tout le monde, on subit.
"Le RC Lens reste
un club attractif"
Tous les joueurs sont-ils
transférables ?
Nous ne revenons pas en Ligue 1 pour faire un
petit tour et repartir. A partir de ce moment-là, si des offres
nous arrive au 15 août pour un joueur mais que nous n’avons
pas son remplaçant sous le coude, il ne partira pas. On va
privilégier le côté sportif lors de notre recrutement et non le
financier. Mais ne vous inquiétez pas, nous avons travaillé en
amont et nous disposons de solutions. Des joueurs sollicités, nous
en aurons forcément, mais nous allons faire face. Après, si
l’on prend l’exemple de notre attaque, nous disposons
de huit joueurs pour trois places. Autrement-dit, si un ou deux
nous quittent, nous ne serons pas pris au dépourvu. Soyez
tranquilles, nous travaillons.
Avez-vous des offres pour certains de vos
joueurs ?
Oui, il y en a. Mais à ce jour,
elles ne correspondent pas à nos exigences. Peut-être que certains
club français pensaient que la date du 30 juin était butoir pour le
RC Lens mais ce n’est pas le cas. Et demain, nous serons le
premier juillet sans que cela ne change quoique ce soit.
D’ailleurs, nous avons plus de contacts avec les clubs
étrangers qu’avec les clubs français.
Et au niveau des arrivées ?
Vous savez, c’est inimaginable le nombre
de joueurs qui veulent venir à Lens. Je suis sollicité tous les
jours à ce propos. Cela prouve que le RC Lens reste un club
attractif. Même s’il y a eu des moments difficiles, nous
avons gardé une bonne image avec en toile de fond la stabilité. Les
joueurs sont attirés par cet environnement avec le public, le
stade, la Gaillette… Beaucoup me demandent où nous en sommes
et s’ils peuvent rejoindre notre projet. En tout cas, de
notre côté, nous sommes sereins. On prend un peu cet exemple de
Toulouse qui l’an dernier a perdu ses deux meilleurs joueurs
-Emana et Elmander- pour finalement avec très peu de retouches
terminer quatrième de Ligue 1. Moi, je crois aux valeurs du
collectif et au dépassement de soi.
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